CBC Banque & Assurance a dévoilé les résultats de son 8e Observatoire sur les Belges et l’immobilier, dressant un état des lieux de leurs projets, de leur approche de la rénovation énergétique et de leur compréhension des évolutions législatives.
Voici les éléments-clés :
- Seul 1 Belge sur 3 (31%) se sent suffisamment informé sur les exigences actuelles et futures en matière de PEB.
- Plus des ¾ des Belges ne connaissent pas le niveau de performance énergétique du bâtiment (PEB) que leur logement devra atteindre d’ici 2030 ou 2050.
- Selon près de la moitié des Belges, la réduction des droits d’enregistrement en Wallonie ou en Flandre faciliterait l’accès à la propriété.
- Plus de 6 Belges sur 10 sont propriétaires et possèdent en moyenne 1,5 bien.
- 7 propriétaires sur 10 connaissent la valeur de leur(s) bien(s) immobilier(s).
Les Belges restent profondément attachés à la brique, comme le confirme le 8e Observatoire CBC sur ‘Les Belges et l’immobilier’, une étude réalisée par IPSOS auprès de 1000 Belges*. Ainsi, 63% d’entre eux affirment être propriétaires, 25% déclarent en avoir l’intention et 12% ne poursuivent pas ce projet. Par ailleurs, les propriétaires belges possèdent en moyenne 1,5 bien alors que 16% des propriétaires bruxellois affirment en détenir trois.
Pour 35% des Belges, le prix trop élevé des biens immobiliers constitue le principal obstacle à la propriété. Un frein partiellement compensé par la réduction des droits d’enregistrement pour l’acquisition d’une habitation propre et unique, passés, au 1er janvier 2025, de 12,5% à 3% en Wallonie et de 3% à 2% en Flandre. Alors que ces mesures venaient d’entrer en vigueur, 48% des Belges indiquaient y voir un moyen de faciliter l’accès à la propriété**. Près d’un an plus tard, ils sont toujours 47% à le penser.
« Dans les faits, la réduction des droits d’enregistrement a effectivement permis de redynamiser le marché immobilier mais peut-être moins rapidement qu’imaginé, notamment en termes de mobilité» explique Caroline Lejeune, Présidente de la Fédération des agents immobiliers francophones (Federia). « Les biens disposant d’un label énergétique performant et ne nécessitant pas de travaux restent très prisés. On observe néanmoins un ralentissement dans l’immobilier neuf, devenu pratiquement inaccessible à la classe moyenne tant les prix sont élevés. »
La durabilité de l’immobilier : un enjeu mal compris
7 propriétaires sur 10 connaissent la valeur de leur(s) bien(s) immobilier(s) et 37% indiquent même en avoir une idée précise. En comparaison, la moitié des Belges ne connaissent pas le niveau de performance énergétique de leur logement (PEB).
Et près de 7 Belges sur 10 (69%) se sentent d’ailleurs insuffisamment informés sur les exigences actuelles et futures en matière de PEB, un sentiment qui continue de progresser depuis 2024. De plus, seuls 23% des personnes interrogées connaissent le PEB que leur logement devra atteindre à l’horizon 2030 ou 2050.
« La compréhension des enjeux de durabilité du logement recule, le PEB en tête. Si 4 propriétaires sur 10 envisagent de rendre leur habitation plus durable, ils se heurtent toutefois à un manque d’information et de clarté en termes de normes, d’obligations ou d’aides disponibles. Cela constitue autant de freins à la décarbonation du parc immobilier belge et wallon en particulier », regrette Cédric Matte, Directeur Général du Marché Retail chez CBC Banque.
Malgré cela, les propriétaires et candidats acquéreurs identifient très majoritairement le PEB comme étant un critère d’achat important, voire essentiel. Si 25% d’entre eux recherchent avant tout un bien disposant déjà d’un PEB A ou B, pour d’autres (27%), un label énergétique performant n’est cependant pas toujours l’élément le plus important.
Les Belges en attente de solutions concrètes
Le sentiment de manque d’information ne cesse de progresser : 71% des Belges (contre 65% en 2025 et 61% en 2024) indiquent également se sentir mal informés concernant les potentielles aides ou primes dont ils pourraient bénéficier en cas de rénovation. Du côté des propriétaires, plus de la moitié d’entre eux (53%) s’attendent à un accompagnement sur la compréhension des enjeux énergétiques de la part de leur courtier ou de leur banque. L’information concernant les potentielles aides et subsides publics (54%) arrive largement en tête des attentes, devant la recherche de taux de financement avantageux dans le cadre de rénovation énergétique (43%).
Enfin, plus de 6 Belges sur 10 seraient favorables à une plateforme digitale regroupant les produits et services liés à leur (futur) logement, facilitant ainsi, en partie, l’accès à l’information et la gestion au quotidien. KBC/CBC entendent répondre à ce besoin de simplification et regroupent désormais tous leurs services résidentiels et de rénovation dans un tableau de bord personnalisé dans l’app KBC/CBC Mobile : MyHome.
* Étude réalisée par IPSOS entre le 14/11 et le 21/11/2025 auprès d’un échantillon représentatif de 1000 Belges âgés de 18 à 75 ans (marge d’erreur : 3%).
** Selon le 7e Observatoire sur les ‘Belges et l’immobilier’ réalisé en janvier 2025.

