À l’occasion de la Journée mondiale du travail social, l’ASD Namur met en lumière les 343 professionnels de terrain qui composent son département d’Aide à la vie journalière : assistants sociaux, aides familiales, gardes à domicile et aides-ménagères sociales.
Tous partagent un même objectif : accompagner les personnes fragilisées et leur permettre de rester chez elles dans les meilleures conditions possibles. L’organisation profite également de cette occasion pour présenter une évolution importante de son fonctionnement interne : l’introduction progressive de la sociocratie.
Depuis 2017, l’ASD Namur s’est engagée dans une transformation de son organisation, inspirée notamment du modèle néerlandais Buurtzorg et de l’initiative française Soignons humains. L’objectif est de repenser les modes de collaboration et de décision afin de renforcer l’implication des équipes de terrain.
« En 80 ans, notre fonctionnement avait peu évolué » explique Delphine Mathieux, directrice d’Aide et soins à domicile Namur. « Il devenait nécessaire d’adapter notre manière de travailler face à un contexte plus exigeant. »
Un appel à projets consacré à l’avenir de l’emploi dans les secteurs de l’aide et des soins à domicile, soutenu par le Fonds Dr. Daniël De Coninck de la Fondation Roi Baudouin, a permis d’accélérer cette transformation et de financer l’accompagnement du projet.
Dans ce nouveau modèle, la hiérarchie s’allège progressivement. Les responsables d’équipe adoptent davantage un rôle de coach et certaines décisions sont prises collectivement. Les équipes élisent également leurs représentants qui participent au comité de direction sociocratique. Après une première mise en œuvre dans le département infirmier, l’ASD étend désormais ces formations au département de l’aide à la vie journalière.
Une collaboration renforcée sur le terrain
Sur le terrain, les premiers retours sont encourageants. Assistante sociale à l’ASD depuis 18 ans, Joëlle Vincent souligne que ce mode d’organisation permet une meilleure compréhension des décisions et une implication plus forte des équipes. « Lorsque les décisions sont mieux comprises, l’organisation s’améliore et les équipes s’impliquent davantage » explique-t-elle.
Même constat pour Amélie Dehu, assistante sociale et responsable d’une équipe d’aides familiales depuis huit ans. « La sociocratie apporte surtout un cadre pour structurer les réunions et garantir que chacun puisse s’exprimer » souligne-t-elle. « Donner plus de responsabilités aux membres de l’équipe renforce naturellement leur engagement. »
En favorisant la participation et l’intelligence collective, l’ASD Namur souhaite ainsi améliorer à la fois le bien-être des professionnels et la qualité de l’accompagnement proposé aux bénéficiaires. Cette évolution organisationnelle marque une nouvelle étape dans l’adaptation du secteur de l’aide à domicile aux réalités du terrain.

