Wallonie

Pour les Belges, le succès d’une carrière se mesure en qualité de vie plutôt qu’en statut

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Tempo-Team dévoile les résultats de son enquête menée auprès des travailleurs belges sur leur perception de la réussite professionnelle.

Les travailleurs belges considèrent majoritairement leur parcours professionnel comme un succès, lui attribuant en moyenne une note de 7,1 sur 10, selon une enquête menée par le prestataire de services RH Tempo-Team en collaboration avec la professeure Anja Van den Broeck (KU Leuven). Près d’une personne sur six (16,7 %) lui accorde même une note de 9 ou 10 sur 10.

L’étude montre que la réussite professionnelle est aujourd’hui d’abord associée à la qualité de vie plutôt qu’au statut. Disposer de suffisamment de temps pour sa vie privée arrive en tête des critères (45,7 %), devant le fait de gagner suffisamment pour vivre confortablement (44,6 %) et la possibilité d’apporter une contribution positive aux autres (33,5 %). « Une carrière réussie ne se résume pas à atteindre le sommet de la hiérarchie ou à devenir riche », souligne la professeure Van den Broeck. « Elle repose avant tout sur l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, l’épanouissement personnel et le sentiment d’avoir un impact réel. »

Les marqueurs traditionnels de réussite occupent désormais une place plus limitée. Seuls 13,9 % des répondants associent la réussite à l’enrichissement personnel et 13,7 % à une promotion hiérarchique, tandis que les fonctions dirigeantes ne recueillent que 11,2 % des mentions. L’enquête met toutefois en évidence des différences significatives selon le genre. Les hommes sont presque deux fois plus nombreux que les femmes à considérer la richesse comme un indicateur de réussite (17,7 % contre 9,6 %) et sont également plus nombreux à valoriser les fonctions de direction (15,4 % contre 6,4 %).

L’âge influence également la perception de la réussite. Les jeunes travailleurs se montrent plus attirés par les objectifs liés au statut et à la rémunération : 18,2 % des moins de 35 ans considèrent la richesse comme un critère de réussite, contre 6,4 % des plus de 55 ans. Les promotions et les fonctions dirigeantes suscitent également davantage d’intérêt chez les plus jeunes. Selon la professeure Van den Broeck, ces priorités évoluent avec le temps, les travailleurs accordant progressivement davantage d’importance au sens du travail, aux relations et à la contribution sociale. Les recherches montrent d’ailleurs que la poursuite d’objectifs uniquement matérialistes procure un bien-être souvent temporaire et peut s’accompagner d’un niveau de stress plus élevé.

Ces résultats invitent les entreprises à repenser leurs politiques de carrière. « Tous les collaborateurs ne souhaitent pas devenir managers ni gravir les échelons hiérarchiques », explique la porte-parole de Tempo-Team Aline Bernard. « Beaucoup préfèrent développer leur expertise, suivre des formations pertinentes et exercer un métier en adéquation avec leurs objectifs personnels et leur bien-être. Offrir des possibilités d’évolution diversifiées, au-delà des parcours strictement hiérarchiques, constitue dès lors un levier essentiel pour maintenir la motivation et l’engagement des travailleurs. »

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À propos de l’auteur
Stagiaire département Information, Communication & Marketing (AKT - CCI LVN)
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