Au cœur du quartier Sainte-Marguerite, à Liège, le projet de réaménagement de Fontainebleau s’impose comme l’un des chantiers urbains majeurs des prochaines années. Au-delà de sa dimension environnementale et de qualité de vie, il constitue surtout un levier économique et immobilier structurant pour la ville.
Historiquement marqué par le déclin post-industriel et une urbanisation dominée par la voiture, le site souffrait d’une fragmentation des espaces et d’une sous-exploitation de plusieurs fonciers stratégiques. La requalification engagée vise à inverser cette logique en recréant de la valeur autour d’un projet intégré mêlant espaces publics, mobilité et immobilier résidentiel.
Au cœur du dispositif, la création d’un parc urbain et la transformation de la voirie en boulevard apaisé participent à une revalorisation globale du quartier. Mais l’enjeu dépasse largement l’aménagement paysager : Fontainebleau s’inscrit dans un périmètre plus large, la « Transurbaine nord », destiné à renforcer l’attractivité économique de l’axe reliant le centre-ville au MontLégia.
Le projet bénéficie d’un cofinancement européen et régional de plus de 10 millions d’euros, confirmant son rôle stratégique dans les politiques publiques de redynamisation urbaine. À cela s’ajoute une mobilisation importante d’acteurs publics et privés, illustrant un modèle de partenariat désormais classique dans les grands projets urbains.
Opérateurs privés et publics
Sur le plan immobilier, Fontainebleau marque une étape importante avec la création de plus de 340 logements répartis sur plusieurs sites clés. L’intervention de promoteurs privés, notamment sur l’ancien site Saint-Joseph, aux côtés d’opérateurs publics, traduit une volonté de mixité et de diversification de l’offre résidentielle.
Ces nouveaux développements s’accompagnent d’une activation des rez-de-chaussée, avec l’arrivée de commerces et d’activités Horeca, ainsi que de services de proximité tels qu’une crèche ou des espaces de coworking. L’objectif est clair : recréer une dynamique économique locale et renforcer l’attractivité du quartier auprès de nouveaux habitants et investisseurs.
Le projet agit également comme un catalyseur de valorisation foncière. La reconversion de terrains aujourd’hui sous-utilisés et leur intégration dans un environnement urbain repensé devraient générer une hausse progressive de la valeur immobilière, tout en répondant à la demande résidentielle croissante.
Enfin, les investissements en mobilité – notamment le futur Busway et les infrastructures cyclables – jouent un rôle clé dans cette transformation. En améliorant l’accessibilité et la connectivité du quartier, ils renforcent directement son potentiel économique et immobilier. Le calendrier prévoit l’obtention des permis à l’automne 2026 et un démarrage des travaux en 2027, pour une finalisation à l’horizon 2029-2030. À terme, Fontainebleau ambitionne de devenir un nouveau pôle d’attractivité urbaine, capable de reconnecter un quartier historiquement fragilisé tout en créant de la valeur durable pour la ville et ses acteurs économiques.

