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Braconnier Agency : le partenaire créatif des entreprises en phase de transition

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Bastien Braconnier, fondateur de Braconnier Agency.

PORTRAIT DE NOUVEAU MEMBRE – Découvrez les histoires captivantes des nouveaux acteurs de la communauté AKT – CCI LVN. Une belle occasion de plonger dans leur activité, leur vision de l’avenir ou encore leurs attentes. Rencontre aujourd’hui avec Bastien Braconnier, fondateur de Braconnier Agency, une agence de communication liégeoise qui apporte son expertise en matière de direction artistique et créative aux entreprises en phase de transition.

Quelle est l’histoire de votre entreprise ?

« Braconnier a été fondée il y a cinq ans à Liège, avec une idée assez simple : accompagner les entreprises dans les moments où elles évoluent.

On s’est assez vite rendu compte que beaucoup d’entreprises communiquent, mais que peu sont réellement au clair sur leur positionnement, particulièrement lorsqu’elles traversent une phase de transition, qu’il s’agisse de croissance, de repositionnement ou d’un changement d’échelle.

C’est précisément là que nous intervenons.Au fil du temps, nous nous sommes donc positionnés comme le partenaire créatif des entreprises en transition, avec un travail très centré sur l’image de marque et la direction artistique. L’idée n’est pas simplement de faire du branding, mais d’aider ces entreprises à transformer leur changement en quelque chose de lisible, de cohérent et, idéalement, de distinctif.

En 2023, une prise de participation du groupe Uhoda est venue accompagner notre développement, tout en nous permettant de conserver notre indépendance et notre manière de travailler.

Et cette trajectoire reste avant tout profondément collective : elle se construit avec nos clients, avec notre équipe et avec les différentes expertises que nous réunissons autour de chaque projet. »

Quelles sont les principales activités de Braconnier Agency ?

« Notre cœur de métier, c’est l’image au sens large. Les clients viennent frapper à notre porte pour notre expertise en matière de direction artistique et créative, mais aussi pour notre vision stratégique. Généralement, ils font appel à nous parce qu’ils sont prêts à sortir des sentiers battus. Ce sont souvent des entreprises en phase de transition, qui ressentent le besoin d’apporter un nouveau souffle à leur image.

Nous avons également développé Cocobolo, notre bras armé pour la stratégie digitale, la création de contenu et la gestion des réseaux sociaux. Cette complémentarité nous permet de faire le lien entre la vision de la marque et son expression au quotidien, sans rupture entre la stratégie et son exécution. »

Qu’est-ce qui caractérise votre approche ?

« Nous pensons qu’aujourd’hui, le problème n’est pas le manque de contenu, mais plutôt le manque de vision. C’est pour cette raison que notre approche commence toujours par une phase de réflexion stratégique exigeante. Nous préférons prendre le temps au départ pour pouvoir aller beaucoup plus loin ensuite.

À partir de là, nous cherchons systématiquement à éviter les solutions trop évidentes et à aller là où on ne nous attend pas. Non pas par posture, mais parce que les marques qui suivent les mêmes codes finissent souvent par se ressembler, tandis que celles qui osent les bousculer parviennent davantage à émerger.

Et surtout, nous ne faisons jamais ce travail seuls. Nous croyons profondément à l’intelligence collective. Notre devise, ‘Magnitudo ex omnibus’ — la grandeur vient du collectif — reflète assez bien cette manière de travailler, aussi bien avec nos équipes qu’avec nos clients. »

Quelles sont vos plus grandes fiertés ?

« Notre première fierté, c’est l’équipe. En cinq ans, je l’ai vue monter en compétence de manière impressionnante, gagner en maturité, en méthode et en exigence. Cette progression collective est probablement ce qui nous donne le plus confiance pour la suite.

Nous sommes aussi particulièrement fiers du rebranding de Masters Historic Racing, une marque de vingt-cinq ans, originaire de Milton Keynes en Angleterre et active dans le sport moteur historique. Pour une agence née à Liège cinq ans plus tôt, accompagner une marque internationale avec une telle histoire représentait un signal fort.

Paola Cola est un autre projet qui compte beaucoup pour nous. Nous avons créé ce cola belge avec la Brasserie C. Il s’est d’abord imposé à Liège et connaît aujourd’hui une belle progression en Wallonie et, plus largement, en Belgique.

La confiance de Wallonie Entreprendre est également une grande fierté. Nous travaillons avec leurs équipes depuis plusieurs années et avons notamment réalisé pour eux un film manifeste.

Plus récemment, nous avons accompagné les équipes du GRE Liège dans la conception d’une campagne de marketing territorial pour la métropole liégeoise. Son expression la plus visible est une bannière de 250 m² installée dans le centre d’Anvers, avec un message volontairement provocateur : ‘Luik is niet leuk’, que l’on peut traduire par ‘Liège n’est pas sympa’. L’idée est de prendre le contre-pied du cliché du Liégeois simplement convivial pour révéler, preuves à l’appui, tout ce que la métropole peut aussi revendiquer : son dynamisme, ses talents, ses entreprises et sa capacité d’innovation. »

Quels sont les principaux défis que Braconnier Agency souhaite relever dans les années à venir ?

« Notre principal défi tient en une phrase : changer d’échelle sans perdre en exigence.

Nous voulons renforcer notre positionnement à l’international en tant qu’agence de branding, tout en préservant ce qui fait notre valeur aujourd’hui : la précision stratégique, la qualité créative et l’implication de l’équipe.

L’intelligence artificielle représente évidemment un autre enjeu majeur. Nous l’intégrons déjà dans notre manière de travailler, mais pas simplement pour gagner du temps ou produire davantage. Nous l’utilisons surtout pour explorer plus largement, ouvrir de nouvelles pistes et pousser plus loin les identités et la créativité.

À terme, le vrai sujet ne sera d’ailleurs plus d’utiliser ou non l’IA, puisque tout le monde le fera. L’enjeu sera plutôt de savoir quoi en faire et jusqu’où l’emmener, sans jamais diluer le regard, le goût et l’exigence qui font la différence. »

Qu’attendez-vous de votre collaboration avec AKT – CCI LVN et sa communauté d’entrepreneurs ?

« Nous voyons AKT – CCI LVN comme un catalyseur de connexions pertinentes avec des entreprises qui traversent des moments de transition : croissance, repositionnement, transmission ou changement d’échelle.

Ce sont précisément dans ces moments-là que le positionnement et l’image deviennent de véritables leviers stratégiques. Nous recherchons donc moins de la visibilité pour elle-même que des rencontres de qualité, avec des entreprises ambitieuses et des projets sur lesquels notre approche peut réellement faire la différence.

Si cette collaboration nous permet de faire émerger des projets plus structurants en Wallonie, tout en créant des passerelles vers le reste de la Belgique et l’international, elle aura pleinement joué son rôle. »

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Propos recueillis par Michael SCIUS
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