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Un jeune travailleur belge sur quatre a pris un congé sans solde en 2025

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En Belgique, un jeune travailleur sur quatre a pris un congé sans solde en 2025, notamment pour voyager ou profiter de davantage de temps libre. (Photo : IA)

En 2025, 12% des travailleurs belges ont pris un congé sans solde, une proportion qui grimpe à 25% chez les moins de 35 ans. Voyages, loisirs, obligations familiales ou manque de jours de vacances figurent parmi les principales motivations. Mais cette formule suscite aussi des hésitations : 23% des salariés n’ont pas osé y recourir par crainte de compromettre leur carrière. Chez les jeunes, cette inquiétude touche même 41% des travailleurs, selon une enquête d’Attentia menée auprès de 1.500 Belges.

Tous les travailleurs ne recourent pas au congé sans solde dans les mêmes proportions. Si un quart des moins de 35 ans ont fait ce choix en 2025, ils ne sont plus que 9% parmi les 35-54 ans et 5% chez les 55 ans et plus, selon l’enquête du prestataire de services RH Attentia.

D’autres différences ressortent des résultats. Les hommes sont plus nombreux que les femmes à avoir pris un congé sans solde (15% contre 10%). La formule est également davantage utilisée par les travailleurs à temps partiel (16%) que par ceux occupés à temps plein (10%).

La présence d’enfants au sein du ménage semble aussi peser dans la balance. Parmi les travailleurs ayant des enfants vivant sous leur toit, 15% ont pris un congé sans solde, contre 9% de ceux qui n’en ont pas à domicile.

Quant à la durée des absences, elle reste relativement limitée : trois jours en moyenne. Un tiers des travailleurs concernés se sont toutefois absentés pendant plus de quatre jours.

Voyages, famille ou manque de congés : des raisons différentes selon l’âge

Pourquoi les Belges prennent-ils des congés sans solde ? Les voyages, les loisirs et les congés sabbatiques arrivent en tête des motivations, cités par 27% des travailleurs concernés. Les obligations familiales et la garde des enfants suivent de près (26%), devant le manque de jours de congé acquis (25%).

D’autres circonstances peuvent également justifier cette démarche. Près d’un quart des répondants concernés (23%) évoquent un événement particulier, comme un mariage ou une naissance. Les études et la formation sont mentionnées dans 12% des cas.

Mais les priorités ne sont pas les mêmes à tous les âges. Chez les moins de 35 ans ayant pris un congé sans solde, 37% expliquent avoir voulu compenser un nombre insuffisant de jours de vacances. Cette raison n’est avancée que par 11% de leurs aînés. Les jeunes invoquent aussi plus souvent des obligations familiales (30% contre 22%).

Le régime de travail fait lui aussi apparaître des différences. Parmi les salariés à temps partiel ayant eu recours à cette formule, 44% l’ont fait parce qu’ils ne disposaient pas de suffisamment de jours de vacances. Chez les travailleurs à temps plein, cette proportion tombe à 16%.

Les motivations varient également selon le sexe. Les hommes citent plus fréquemment un événement particulier (29% contre 15% des femmes). Ils sont aussi nettement plus nombreux à prendre un congé sans solde pour suivre des études ou une formation (19% contre 1%).

Un congé qui nécessite l’accord de l’employeur

Prendre un congé sans solde n’est pas toujours possible. Si 72% des travailleurs interrogés déclarent que leur employeur autorise cette formule, 10% indiquent qu’elle n’est pas proposée dans leur entreprise. Les 18% restants ne savent tout simplement pas s’ils peuvent en bénéficier.

Il faut dire que, contrairement à certains autres types de congés, le congé sans solde ne constitue pas un droit général pour le travailleur. Son octroi dépend de l’accord de l’employeur, qui peut accepter ou refuser la demande.

Et cette décision n’est pas sans conséquences pour le salarié.

« Outre l’absence temporaire de rémunération, cette décision peut avoir des conséquences sur d’autres conditions de travail et avantages extralégaux », explique Nathalie Lucas, Senior Legal Consultant chez Attentia.

Pendant cette période, certains avantages, comme les chèques-repas, la voiture de société ou l’assurance hospitalisation, peuvent être suspendus. Les conséquences peuvent aussi se faire sentir plus tard, notamment sur les droits aux vacances de l’année suivante, la pension ou encore la prime de fin d’année.

Le contrat de travail n’est toutefois pas rompu : il reste en vigueur et l’ancienneté continue, en principe, à courir.

Pour éviter les mauvaises surprises, Attentia conseille aux employeurs et aux travailleurs de mettre les choses par écrit avant le début du congé. L’objectif est de préciser les modalités de l’absence et ses éventuelles répercussions sur la rémunération et les avantages.

La crainte de pénaliser sa carrière reste bien présente

Au-delà de la perte de salaire et des conséquences sur certains avantages, un autre élément retient les travailleurs : la peur de passer à côté d’opportunités professionnelles.

Selon l’enquête, 23% des travailleurs belges n’ont pas osé prendre un congé sans solde par crainte de compromettre leur évolution professionnelle. Cette hésitation est particulièrement marquée chez les moins de 35 ans, dont 41% partagent cette inquiétude.

La peur de freiner sa carrière s’atténue ensuite avec l’âge. Elle concerne encore 21% des 35-54 ans, mais seulement 11% des travailleurs de 55 ans et plus.

Pour Valerie Mastelinck, Manager HR Consulting chez Attentia, demander un congé sans solde ne devrait pourtant pas être interprété comme un manque d’ambition ou d’implication dans son travail.

« À certaines étapes de la vie, cette formule peut offrir aux travailleurs un peu plus de marge. Mais il est important d’examiner d’abord les autres possibilités existantes », souligne-t-elle.

Car le congé sans solde n’est pas nécessairement la seule solution. Selon la situation, les travailleurs peuvent notamment se tourner vers le congé parental, le crédit-temps, le petit chômage ou le congé pour raisons impérieuses.

Certaines entreprises offrent aussi la possibilité d’acheter des jours de vacances supplémentaires par l’intermédiaire d’un plan cafétéria.

Le congé sans solde peut donc constituer une option supplémentaire pour les travailleurs qui ont besoin de s’absenter, sans que les autres dispositifs répondent à leur situation. Reste à en mesurer les conséquences avant de prendre une décision, tant sur le plan financier que professionnel.

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Publication par communiqué de presse.
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