Croissance à deux chiffres, un chiffre d’affaires qui frôle les deux millions d’euros, 20 collaborateurs et plusieurs acquisitions au compteur : Visual Impact n’a jamais autant avancé. C’est dans ce contexte qu’Étienne Fraikin et Benoît Dufour ont choisi de céder l’entreprise à Stéphanie Bertini et Pierre-Philippe Janssen. Une reprise née de la rencontre entre deux projets et qui ouvre un nouveau chapitre pour le groupe wallon, sans renier ce qui a construit son succès.
Une entreprise qui change de mains sans perdre son cap
On pourrait croire qu’une transmission d’entreprise marque la fin d’une histoire. Pour Visual Impact, elle ressemble plutôt au début du chapitre suivant.
Depuis plusieurs années, le groupe enchaîne les étapes. En 2024, son chiffre d’affaires atteignait 1,7 million d’euros, en hausse de 13 %. L’objectif annoncé pour 2025 était de franchir le cap des deux millions d’euros de chiffre d’affaires. Avec 1,96 million d’euros réalisés, Visual Impact l’a frôlé.
Aujourd’hui, l’entreprise compte 20 collaborateurs, plusieurs acquisitions derrière elle et une palette de savoir-faire qui n’a cessé de s’élargir.
Quand deux projets se rencontrent…
La décision d’Étienne Fraikin ne naît ni d’une difficulté ni d’une volonté de tourner la page. Elle part plutôt d’un constat. Après plusieurs années de croissance, Visual Impact avait changé de dimension. Et avec elle, les enjeux.
« À un moment, c’est devenu une évidence : pour emmener Visual Impact un niveau plus loin, il fallait lui apporter de nouvelles compétences et un nouveau regard. L’entreprise avait grandi, les enjeux aussi. Et de mon côté, il était temps de faire évoluer mon rôle », explique Étienne Fraikin.
Pas question pour autant de disparaître du paysage.
« Je transmets l’entreprise, mais je ne la quitte pas. Je veux continuer à consacrer mon énergie à ce que j’aime et à ce que je fais de mieux : le développement commercial, les clients, les partenaires et tous les projets qui permettent à Visual Impact d’avancer ».
Étienne Fraikin restera ainsi impliqué dans l’entreprise.
Presque par concours de circonstances, cette réflexion rencontre au même moment un autre projet entrepreneurial.
De leur côté, Stéphanie Bertini et Pierre-Philippe Janssen souhaitent poursuivre leur développement par acquisition et cherchent une entreprise dans laquelle ils pourraient réellement s’investir.
Visual Impact s’impose rapidement comme une opportunité : une entreprise locale, en croissance, avec une équipe, un savoir-faire reconnu, une clientèle installée et encore beaucoup de potentiel.
Une relation de confiance existe déjà avec Étienne Fraikin. Les échanges avancent naturellement et les deux projets finissent par se rejoindre : d’un côté, un dirigeant qui cherche la bonne manière de préparer l’avenir de son entreprise ; de l’autre, deux entrepreneurs, également partenaires dans la vie, qui souhaitent ouvrir un nouveau chapitre de leur parcours entrepreneurial.
« Avec Pierre-Philippe, nous avions envie de poursuivre notre développement par acquisition. Ce qui m’a personnellement séduite chez Visual Impact, c’est qu’il y avait déjà une vraie histoire, une dynamique et encore beaucoup de choses à construire. Quand l’opportunité s’est présentée, j’ai très vite eu envie d’aller plus loin », raconte Stéphanie Bertini, nouvelle administratrice de Visual Impact.
Stéphanie Bertini et Pierre-Philippe Janssen abordent cette reprise avec des expériences différentes et complémentaires, mais surtout avec la même volonté : prendre le temps de comprendre l’entreprise avant de décider de la suite.
« Quand on reprend une entreprise qui fonctionne, la première chose à faire n’est pas d’expliquer ce qu’on va changer. C’est de comprendre pourquoi elle fonctionne. Nous avons évidemment de l’ambition pour Visual Impact, mais nous voulons commencer par écouter, rencontrer les équipes, les clients et les partenaires et nous imprégner réellement de l’entreprise », insiste Stéphanie Bertini.
Quinze ans de croissance… et pas mal de chemin parcouru
L’histoire de Visual Impact ne commence évidemment pas aujourd’hui.
En 2010, Étienne Fraikin et ses associés reprennent DKD, la structure à l’origine du groupe.
Depuis, Visual Impact s’est développé par croissance organique, mais également au fil de plusieurs acquisitions venues compléter son offre, renforcer ses expertises et étendre son ancrage régional.
Impression, découpe, textile… Le groupe a également choisi, au fil des années, d’intégrer de plus en plus de compétences en interne.
Une manière de garder la maîtrise de ses métiers dans un secteur concurrentiel, tout en continuant à produire localement.
En 2025, Visual Impact célébrait les quinze ans de la reprise de DKD et consolidait parallèlement son indépendance avec le rachat, fin 2024, des participations détenues par Noshaq.
Un parcours qui raconte assez bien la philosophie de l’entreprise : grandir, oui. Mais pas dans tous les sens.
« Visual Impact ne s’est pas construite en un jour. Son développement repose sur des choix successifs, des investissements, des acquisitions et surtout une vraie cohérence dans la manière de grandir. C’est aussi ce qui m’a séduite. Notre ambition est de poursuivre cette dynamique sans perdre son ancrage local, son savoir-faire, ses équipes et la proximité construite avec ses clients », souligne Stéphanie Bertini.
Une évolution, pas une révolution
La formule résume assez bien l’état d’esprit qui guide cette reprise.
Reprendre une entreprise qui fonctionne ne signifie pas repartir d’une page blanche. Mais continuer à grandir suppose aussi de continuer à évoluer.
« Une évolution, pas une révolution, cela ne veut évidemment pas dire que rien ne changera. Ce serait peu crédible pour une entreprise qui continue à se développer. Cela signifie simplement que nous voulons partir de la réalité de Visual Impact, de ses forces et de ses besoins pour construire la suite. Faire les choses dans le bon ordre », conclut Stéphanie Bertini.
Benoît Dufour, l’associé d’Étienne Fraikin, quittera quant à lui l’entreprise à la fin de l’année afin de se consacrer à d’autres activités. D’ici là, il restera pleinement impliqué pour assurer le transfert de ses responsabilités et de ses dossiers.
Une nouvelle page s’ouvre donc pour Visual Impact. Une nouvelle impulsion, avec la même volonté : continuer à faire grandir l’entreprise sans perdre ce qui fait sa force et son identité.
À propos de Stéphanie Bertini
Diplômée de HEC, Stéphanie Bertini a construit un parcours à la croisée de la finance, de l’entrepreneuriat et de la transformation digitale.
Après avoir débuté chez Deloitte au Luxembourg, puis évolué dans le secteur bancaire et la gestion de patrimoine, elle se tourne progressivement vers des projets plus entrepreneuriaux et opérationnels.
Partenaire officiel Odoo, elle accompagne aujourd’hui des entrepreneurs et des TPE/PME dans leur transformation digitale, notamment dans l’intégration et l’optimisation de leurs outils et processus.
Avec la reprise de Visual Impact aux côtés de Pierre-Philippe Janssen, elle ajoute une nouvelle dimension à son parcours entrepreneurial et met son expérience transversale de l’entreprise au service de son développement.

