Après douze mois de parcours guidé par AKT – CCI LVN, plusieurs entreprises viennent de confirmer leur réussite en complétant leur première année de certification en entrepreneuriat durable. Ces acteurs engagés livrent leur expérience, entre défis et réussites, et montrent la voie vers un modèle plus responsable et pérenne. Aujourd’hui, rencontre avec Aricia Evlard, fondatrice associée de PlantC, une jeune TPE namuroise qui agit concrètement pour la biodiversité et le climat, principalement en milieu rural.
Qu’est-ce qui a changé avec la certification ?
« En tant que dirigeante, j’avais souvent cette sensation de ‘il faut, il faut, il faut’… La certification nous a permis de structurer tout ça. On a pu ordonner nos idées, les traduire en un plan d’action, les rendre concrètes dans un délai raisonnable. Au-delà de la structuration, c’est l’accompagnement qui a fait la différence. Grâce au coaching, on a appris à nuancer, à ne pas vouloir tout faire comme si on était une multinationale. On a trouvé un rythme réaliste et pérenne. »
Quel était le principal enjeu ?
« Nous voulions éviter de tomber directement dans de mauvaises habitudes. Dès la création, on a voulu poser les bonnes bases, même si nous n’étions qu’une TPE. Ce n’est pas parce qu’on agit pour le climat et la biodiversité qu’on est exempt des autres aspects de la durabilité. L’objectif ? Installer des pratiques solides, transversales, et que les nouveaux collaborateurs puissent comprendre immédiatement les valeurs de l’entreprise. C’est une forme d’exemplarité qu’on s’est imposée à nous-mêmes, pour nous structurer sur le long terme. »
Après 1 an, quel est le projet phare ?
« Il y en a plusieurs, mais pour moi, le plus structurant, c’est le processus d’achat. C’est là qu’on peut vraiment changer le cours des choses. On a créé une grille de décision affichée dans nos bureaux. En avons-nous vraiment besoin ? Peut-on trouver du reconditionné ? En local ? Est-ce urgent ? Ce nouveau réflexe engage toute l’équipe, dans une logique de cohérence entre convictions et pratiques. C’est un énorme défi, mais c’est aussi un levier puissant pour transformer les habitudes, même à notre échelle. »

