Un an après sa mise en service et après 6 ans de chantier, le tram de Liège s’est imposé comme un élément central du quotidien des Liégeois. Lancé le 28 avril 2025, il affiche aujourd’hui un bilan très positif, tant en matière de fréquentation que d’impact sur la mobilité urbaine.
Si l’impact économique a été durement ressenti pendant de longues années – notamment par nombre de commerçants -, les retombées économiques commencent à se faire ressentir. L’image et l’attractivité de Liège ont en tout cas fait un bond en avant.
En douze mois, près de 12 millions de trajets ont été enregistrés, soit environ un million de validations par mois. À l’automne 2025, le taux de satisfaction atteignait déjà 77 %, signe d’une adoption rapide par les habitants et les visiteurs. Le tram séduit notamment par sa rapidité et sa régularité sur un axe structurant de la ville. Certaines stations, comme Place Saint-Lambert, Gare de Liège-Guillemins ou encore Opéra Royal de Wallonie, concentrent les flux les plus importants, avec des pics allant jusqu’à 5.000 voyageurs par heure. Plus de 85 conducteurs assurent chaque jour le bon fonctionnement du réseau.
Un projet structurant malgré des ajustements
Au-delà de son succès en termes de fréquentation, le tram constitue un véritable levier de transformation urbaine. Chaque jour, plus de 300 trajets sont assurés, représentant près d’un million de kilomètres parcourus sur l’année. Ces déplacements contribuent à réduire la circulation automobile et à améliorer la qualité de l’air en ville. Son arrivée s’inscrit dans une reconfiguration plus large de l’espace public, avec une place renforcée pour les modes de transport alternatifs et un apaisement progressif de certains quartiers.
Comme tout projet d’envergure, les débuts ont nécessité des ajustements techniques et organisationnels. Les équipes de Le TEC ont progressivement amélioré leur réactivité face aux incidents, tandis que le réseau de bus a été réorganisé pour compléter efficacement le tram. Cette adaptation a permis d’augmenter de 11 % le nombre de places offertes par kilomètre, et 39 des 80 lignes modifiées ont déjà été ajustées en fonction des retours des usagers. La satisfaction des utilisateurs n’a en effet par contre pas été unanime pour tous les navetteurs de banlieue en raison d’une offre inégale selon les lieux.
« Depuis le premier jour, le tram a été pensé comme la véritable colonne vertébrale du réseau de transport liégeois » souligne Jean-Michel Soors, administrateur général du TEC. « Avec le développement progressif du réseau BUSWAY autour du tram, nous souhaitons construire une offre de mobilité plus structurée et lisible sur le long terme, capable de concurrencer la voiture pour les déplacements urbains et d’agglomération. »
Pour célébrer cette première année, une distribution de gaufres a été organisée à bord des rames ce mrdi, une manière symbolique de remercier les usagers et de marquer l’ancrage du tram dans le paysage liégeois.

