Bien que les attentes en matière d’exportations et d’investissements soient légèrement positives, les perspectives pour les ventes sur le marché intérieur et pour l’emploi restent négatives. C’est surtout la confiance des entrepreneurs qui est préoccupante : 45 % des entreprises belges sont pessimistes quant à 2027, contre à peine 13,5 % d’optimistes. C’est ce qui ressort des résultats belges de l’Eurochambres Economic Survey 2027.
Les chiffres belges sont plus sombres que le tableau européen général. En Europe, les attentes concernant tant les ventes sur le marché intérieur que les exportations s’améliorent pour la première fois depuis plusieurs années. Pourtant, la confiance des entrepreneurs reste également faible à l’échelle européenne. La 34e Eurochambres Economic Survey repose sur les réponses de 40.717 entrepreneurs issus de 27 pays européens.
La demande intérieure reste faible
Sur le marché intérieur belge, seuls 16,4 % des entreprises s’attendent à une hausse des ventes en 2027, tandis que 30,3 % prévoient une baisse.
Pour les exportations et les investissements, les attentes sont un peu plus favorables. 32,1 % s’attendent à davantage d’exportations, contre 26,5 % qui prévoient une baisse. Concernant les investissements également, 32,1 % anticipent une hausse, contre 29,6 % qui prévoient une baisse. L’emploi reste une source de préoccupation : 23,1 % s’attendent à davantage d’emplois, tandis que 27,6 % prévoient une diminution.
« Les entreprises belges n’ont pas cessé d’entreprendre. Elles veulent continuer à exporter et à investir. Mais la confiance fait défaut. Si 45 % envisagent 2027 avec pessimisme et à peine 13,5 % avec optimisme, il s’agit d’un signal d’alarme évident. Les entreprises ont besoin de retrouver des perspectives pour croître et créer des emplois », indique Wouter Van Gulck, Directeur Général de Belgian Chambers.
Le coût du travail, priorité absolue des entreprises belges
La principale préoccupation des entreprises belges est le coût du travail. Pas moins de 57,3 % le citent comme un défi majeur pour 2027. Viennent ensuite les charges administratives et réglementaires (47 %), les coûts de l’énergie et des matières premières (39,7 %) et la pénurie de travailleurs qualifiés (34,6 %).
Le classement des préoccupations des entrepreneurs belges diffère ainsi de celui de leurs collègues européens. À l’échelle européenne, l’énergie et les matières premières arrivent en tête, suivies de la pression réglementaire, du coût du travail et de la pénurie de travailleurs qualifiés.
« Les entrepreneurs belges adressent au monde politique une liste de courses particulièrement claire : réduire le coût du travail et alléger la pression réglementaire. Près de six entreprises sur dix pointent le coût du travail et près d’une sur deux les charges administratives. Si nous voulons stimuler les investissements, la croissance et l’emploi, ce sont précisément là que doivent se situer les priorités belges », souligne Wouter Van Gulck.

