Wallonie

Le Belge a une bonne connaissance de ses assurances mais pas des évolutions législatives

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Seul un Belge sur 4 se dit encouragé, à la suite des événements climatiques, à revoir ses assurances ou à souscrire des assurances supplémentaires.

CBC Banque & Assurance a dévoilé les résultats de son dernier Observatoire sur les Belges et leurs produits d’assurances*, révélant, entre autres, l’évolution des pratiques face aux défis climatiques et aux changements législatifs.

Le Belge se soucie-t-il encore de ses assurances et de l’éventuel impact des changements climatiques et législatifs sur celles-ci ? Quelles assurances sont-elles prioritaires à ses yeux ? Les résultats du 3e observatoire de CBC Banque & Assurance sur ‘les Belges et leurs produits d’assurances’ fournissent donc un éclairage à ce sujet.

Le secteur des assurances est aujourd’hui confronté à des événements extrêmes de plus en plus fréquents, comme des tempêtes et des inondations. De tels sinistres peuvent parfois être lourds de conséquences pour les assurés. Malgré cette réalité, seul un Belge sur 4 se dit encouragé, à la suite des événements climatiques, à revoir ses assurances ou à souscrire des assurances supplémentaires. Cette proportion est cependant plus importante auprès des plus jeunes (57% parmi les 18-24 ans). Dans le même temps, près de la moitié des assurés affirment avoir déjà fait un état des lieux général de toutes les assurances dont ils disposent.

Le Belge (très) bien assuré

Globalement, les Belges semblent bien protégés car seul 1% d’entre eux déclarent ne pas être assurés et 4% n’en sont pas certains. Une large majorité de Belges (89%) partage également le sentiment d’être bien, voire très bien, assuré, principalement en raison d’une expérience positive à la suite d’incident (51% contre 44% en 2023). Plus d’un assuré sur deux déclare d’ailleurs avoir eu recours à l’une de ses assurances à la suite d’un incident dans les 5 dernières années.

En revanche, à peine plus d’un assuré sur trois dit se soucier de ses assurances mais cette proportion augmente significativement auprès des plus jeunes (près d’un sur deux). « D’après l’étude », indique Patrick Dallemagne, directeur de CBC Assurances, « les 18-34 ans se préoccupent davantage de leurs assurances que leurs ainés. J’y vois un lien évident avec les moments clés de la vie, qu’il s’agisse de la première voiture à assurer, des assurances liées à la location ou à l’achat d’un premier logement, etc. Ce sont des périodes où l’on s’intéresse aux assurances, on les compare pour ensuite ne plus tellement y songer une fois les produits souscrits. »

Au rayon des produits, ce sont les assurances habitation et hospitalisation qui sont les plus populaires auprès des Belges. « Ces produits d’assurances restent prioritaires à leurs yeux » souligne Pierre Devolder, professeur à l’UCLouvain. « De manière générale, le Belge se soucie davantage des assurances qui concernent sa vie actuelle que future. Il anticipe toujours assez peu mais l’étude indique tout de même une progression de l’assurance décès, vue comme prioritaire par 19% des répondants contre 15% en 2023. »  

Plus de mobilité en matière d’assurance ?

Depuis le 1er octobre, plusieurs changements législatifs sont entrés en vigueur dans le secteur des assurances. Désormais, les assurés bénéficient d’une plus grande flexibilité pour mettre fin à leurs contrats ou changer d’intermédiaire ou de compagnie d’assurances, notamment grâce à l’option de résiliation numérique. « Les Belges ont peu connaissance de ces nouveautés législatives. Ils sont plus de 7 sur 10 à n’en avoir tout simplement pas entendu parler » constate Patrick Dallemagne. Se dirige-t-on, à l’avenir, vers plus de mobilité des clients au sein du secteur? « C’est vraisemblable » précise-t-il. « Mais dans les faits, nous manquons de recul à ce sujet même si 46% des Belges affirment que ces changements pourraient les inciter à changer plus facilement ou plus régulièrement d’assureur. »

Parmi les nouveautés, c’est la possibilité de demander à son nouvel assureur d’effectuer lui-même les formalités liées à la résiliation qui semble le plus séduire ainsi que le droit de résilier son contrat d’assurance à tout moment, à condition que celui-ci date de plus de 2 ans.

*Étude réalisée par Ipsos entre le 29/09 et le 10/10/24 auprès d’un échantillon représentatif de 1084 Belges âgés de 18 à 70 ans (marge d’erreur : 3%).

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Publication par communiqué de presse.
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