Malgré les turbulences géopolitiques et économiques, des entreprises wallonnes continuent à briller à l’international. Certaines démarrent, d’autres confirment leur ancrage. Quels marchés et canaux privilégier ? Comment structurer une stratégie export ? Quelles recettes appliquer ? Inspirez-vous avec notre galerie de portraits d’entreprises. Aujourd’hui, rencontre avec Aurélie Lejeune, responsable Transport et Expédition chez Armacell Benelux.
Pouvez-vous présenter brièvement votre entreprise ?
« Créée en 1997, Armacell Benelux, une filiale d’Armacell International, est spécialisée dans la production de plaques en mousse PET produites à partir de bouteilles PET de consommation. Nos produits sont 100 % recyclables et sont notamment utilisés dans les secteurs de l’éolien pour les pales et nacelles, pour le transport, les planchers de camions, dans les toits, façades, mobiliers de catamarans et diverses applications. Notre vision est d’être le leader mondial des solutions innovantes d’isolation technique et des composants pour économiser l’énergie et faire la différence dans le monde entier. »
Depuis combien de temps votre entreprise est-elle active à l’international ?
« L’entreprise est active à l’export depuis 2010. Nous avons vendu nos plaques en Arabie saoudite pour fabriquer notamment le toit de la gare de Riyad. »
Quels produits ou services exportez-vous ?
« Nous n’avons qu’un seul produit, les plaques en PET, au début principalement pour l’éolien. »
Qu’est-ce qui vous a poussé à vous tourner vers l’exportation ?
« C’est surtout une combinaison entre une demande de nos clients et le développement du marché par nos commerciaux. On travaille en fonction de nos clients, de leurs demandes et de leurs besoins. »
Par quoi avez-vous commencé ?
« Cela vient par beaucoup de la prospection par le service commercial. »
Quelles ressources internes avez-vous mobilisées pour développer l’export ?
« Depuis 2021, nous avons un service logistique à part entière composé de deux personnes, ma collègue et moi-même. Nous sommes dédiées à 100 % à tout ce qui concerne le transport et l’expédition. Auparavant, les matières logistiques et de douane étaient gérées au sein du service commercial. Mais de manière générale, on a toujours travaillé en étroite collaboration avec notre agence en douane depuis le début. De plus, nous avons régulièrement des webinaires, des newsletters, des informations des transporteurs, auxquels s’ajoutent des formations en externe sur les incoterms, la douane, les documents du commerce international. On essaie vraiment de se tenir à la pointe des informations. »
Avez-vous bénéficié d’un accompagnement spécifique ?
« Au début, on a beaucoup travaillé avec l’Awex pour les foires et salons. »
Quels sont vos principaux marchés d’exportation aujourd’hui ?
« Aujourd’hui, nous exportons principalement vers le Royaume-Uni, la Suisse, la Turquie, le Canada, les USA, l’Inde et les Emirats Arabie Unis. »
Quel impact a la situation internationale sur votre stratégie en la matière ?
« Nous avons peu d’exportations vers les États-Unis. Pour le moment, nous arrivons à tirer notre épingle du jeu. »
Qu’avez-vous appris en vous lançant à l’international ?
« Que c’est un domaine très agile et flexible. Il faut vraiment se tenir au courant de tout. »
Quels conseils donneriez-vous à une PME qui souhaite exporter pour la première fois ?
« Qu’il ne faut surtout pas négliger tout ce qui est les matières douanières et, notamment, les incoterms. Un sujet assez méconnu. Il faut bien se renseigner en matière de droit, taxes et règlementations dans le pays de destination, pour ne pas avoir de surprise par après au niveau des coûts, ou du temps nécessaire. Bien s’entourer aussi, parce qu’on est entouré de partenaires à long terme. On travaille beaucoup avec des partenaires fiables, fidèles et compétents. C’est important. »

