Un travailleur sur 20 travaillant dans la province de Liège se sert du vélo pour se rendre au travail, soit un chiffre record. Il s’agit d’une hausse de pas moins de 75 % en cinq ans.
La voiture reste privilégiée dans les déplacements domicile-lieu de travail dans la province : 92,7 % utilisent la voiture – en combinaison ou non avec d’autres moyens de transport, y compris le vélo – pour aller travailler.
Telles sont les conclusions de la dixième édition du baromètre de mobilité de l’expert en RH Acerta.
Pour la dixième année consécutive, l’expert en RH Acerta cartographie les habitudes de déplacement des travailleurs dans la province de Liège. Il convient de souligner que 75 % de travailleurs en plus qu’il y a cinq ans se rendent au travail à vélo. Le vélo (en combinaison ou non avec d’autres moyens de transport) atteint pour la première fois une part de 5 % dans les déplacements domicile-lieu de travail. Toutefois, cette proportion reste légèrement inférieure à celle des transports en commun (5,7 %) à Liège.
La voiture, associée aux transports en commun ou au vélo ou non, reste le moyen de transport le plus populaire auprès des travailleurs de la province de Liège pour aller travailler. Elle représente en effet 92,7 % des déplacements domicile-lieu de travail. La moyenne wallonne se situe à 92 %.
89,3 % des travailleurs à Liège comptent toujours et uniquement sur la voiture pour effectuer l’intégralité de leurs déplacements, soit 3,2 % de moins qu’il y a cinq ans. Les Liégeois ne semblent pas apprécier la mobilité combinée et continuent à s’en tenir principalement à un seul moyen de transport pour leurs déplacements.

« La progression rapide du vélo électrique et les tenues et casques sophistiqués qui l’accompagnent rendent les trajets à vélo jusqu’au travail de plus en plus confortables » constate Emel Ozyasar, directrice du bureau Acerta de Liège. « L’espace public devient également davantage adapté aux vélos, grâce à l’aménagement d’autoroutes cyclables supplémentaires et de pistes cyclables plus larges. Bien sûr, le vélo ne sera jamais la solution pour tout le monde. Dans des provinces comme Liège, par exemple, le dénivelé du trajet à parcourir est généralement plus élevé. Néanmoins, nous observons une tendance favorable. Les employeurs y répondent en proposant des leasings vélo et en octroyant des indemnités vélo. De cette façon, leurs travailleurs sont en meilleure forme et ils réduisent le risque d’absence de longue durée. Compte tenu de l’accent mis sur (la réinsertion des) travailleurs malades de longue durée en 2026, nous nous attendons à ce que les entreprises misent encore davantage sur les bienfaits du cyclisme pour la santé.
Quand la frontière linguistique est aussi une frontière de mobilité
En ce qui concerne le domicile et l’adresse de travail des travailleurs, nous constatons que ces derniers préfèrent travailler dans la province où ils habitent. Quelque 83,6 % des personnes qui habitent à Liège y travaillent également. Les travailleurs qui franchissent la frontière provinciale pour aller travailler rejoignent surtout Namur (3,7 %). Il n’y a pratiquement pas de déplacements vers le Limbourg ou le Brabant flamand ; la frontière linguistique semble être aussi une frontière de mobilité.

Autre conclusion marquante du baromètre de mobilité : les employés sont un peu moins nombreux à circuler en voiture de société. L’année dernière, leur part est passée de 23,7 % à 23,2 %. Désormais, une voiture de société sur 3 est entièrement électrique, soit une augmentation de pas moins de 58,1 % en un an.

Enfin, cette dixième édition du baromètre de mobilité d’Acerta révèle qu’en moyenne, les Belges vivent à 21,2 kilomètres de leur travail, même si la distance est plus grande en Wallonie (25,8 km) qu’en Flandre (20,8 km). À Liège, la distance moyenne entre le domicile et le lieu de travail s’élève à 23,6 km.

