Après Bruxelles et Louvain, l’association TADA (ToekomstAtelierDelAvenir) franchit une nouvelle étape en s’implantant en Wallonie. Dès la rentrée 2026, son programme éducatif sera déployé dans deux écoles de Verviers avec le soutien de professionnels et d’entrepreneurs locaux. Cette expansion a été annoncée à l’occasion de la remise de diplôme de plus de 230 jeunes ayant achevé leur parcours de trois ans au sein de l’école du week-end.
TADA poursuit son développement en Belgique francophone. À l’occasion de sa traditionnelle cérémonie de remise des diplômes, organisée le 27 juin à Bruxelles, l’association a officialisé le lancement de TADA Verviers, sa première implantation en Wallonie, pour laquelle AKT – CCI LVN est partie prenante.
L’événement a réuni plus de 230 jeunes qui terminent leur parcours de trois ans au sein des écoles du week-end de l’organisation. Ils rejoignent un réseau de quelque 1.700 alumni bénéficiant d’un accompagnement à long terme.
Un programme intégré dans les écoles
Après une première expérience menée à Louvain, TADA déploiera désormais sa méthodologie directement dans des établissements scolaires verviétois. Dès septembre 2026, 51 élèves de cinquième et sixième primaire intégreront le programme à l’École communale d’Hodimont. Une seconde implantation est prévue en février 2027 à l’École fondamentale libre Sainte-Claire.
Chaque mois, des professionnels bénévoles et des entrepreneurs locaux interviendront dans les classes pour animer des ateliers interactifs STE(A)M. L’objectif est de faire découvrir différents métiers, de renforcer les compétences des élèves et de les mettre en contact avec le tissu économique local.
Répondre aux inégalités scolaires
L’association justifie son arrivée à Verviers par les difficultés socio-économiques auxquelles la ville est confrontée. Alors que 16,5 % des enfants vivent sous le seuil de pauvreté en Wallonie, le taux de chômage administratif atteint 21,9 % à Verviers, rappelle TADA. Ces facteurs augmentent sensiblement le risque de retard ou de décrochage scolaire.
L’organisation met en avant les résultats obtenus par son modèle à Bruxelles, où plus de 800 jeunes participent chaque semaine aux activités de l’école du week-end. Selon TADA, ce dispositif permet de réduire de 23 points de pourcentage le retard scolaire et d’enregistrer un taux de décrochage six fois inférieur à celui d’un public comparable.
« Nous croyons fermement au principe selon lequel ‘il faut tout un village pour élever un enfant’ », souligne Pieter De Witte, CEO de TADA. « À Verviers, nous activons l’écosystème local autour de l’école. En impliquant directement les entreprises locales, les citoyens et les parents dans le processus d’apprentissage, nous faisons découvrir à ces jeunes un large éventail de professions tout en bâtissant un réseau qui les aide à grandir dans leur propre environnement familier. »

