Le gouvernement belge a franchi une nouvelle étape dans la modernisation du cadre réglementaire du commerce. Sur proposition de la ministre des Classes moyennes, des Indépendants et des PME, Eléonore Simonet, une réforme visant à assouplir les règles d’ouverture des commerces a été approuvée en deuxième lecture.
Concrètement, les commerçants auront désormais la possibilité d’ouvrir leurs établissements sept jours sur sept et jusqu’à 21 heures. Cette mesure marque une évolution importante par rapport à la législation actuelle, qui imposait notamment un jour de fermeture hebdomadaire.
L’objectif de cette réforme est de mieux répondre aux attentes des consommateurs tout en permettant aux commerces physiques de s’adapter à un environnement concurrentiel en pleine mutation, notamment face à la montée en puissance du commerce en ligne.
Une réponse aux nouvelles habitudes de consommation
Avec cette décision, le gouvernement entend offrir davantage de flexibilité aux commerçants sans pour autant leur imposer de nouvelles contraintes. La suppression de l’obligation de fermeture hebdomadaire et l’extension des heures d’ouverture constituent des leviers pour permettre aux indépendants et aux PME d’ajuster leur activité en fonction de leur clientèle et de leur réalité économique.
« La loi actuelle n’est plus adaptée aux attentes des consommateurs et des commerçants, ni au développement du commerce en ligne qui bénéficie d’une flexibilité bien plus large que les commerces physiques et crée des distorsions de concurrence » souligne Eléonore Simonet. « Une flexibilité accrue doit permettre aux commerçants de s’adapter aux attentes actuelles. »
« Nous n’obligeons personne à rester ouvert plus longtemps. Nous donnons aux commerçants la liberté de choisir » insiste la ministre. « Nous supprimons des obstacles dépassés pour permettre à nos commerçants de mieux concurrencer les webshops et les magasins français. Plus d’opportunités, moins de contraintes. »
Cette réforme s’inscrit dans une volonté plus large d’adapter le cadre légal aux transformations du commerce, marquées par une digitalisation croissante et des attentes accrues en matière de flexibilité.
Le texte doit encore être adopté par le Parlement, avec une entrée en vigueur prévue d’ici l’été. À terme, cette évolution pourrait modifier en profondeur les habitudes d’ouverture des commerces en Belgique et redéfinir l’équilibre entre commerce physique et commerce en ligne.

