Depuis ses origines qui remontent à 1691, le groupe familial belge qui porte aujourd’hui le nom CINOCO – PALAIS DU VIN n’a cessé de se transformer et de se réinventer au rythme des défis qui ont jalonné le monde du vin et des spiritueux. Cette année, l’entreprise célèbre 335 ans d’histoire. Au cours de ces 335 années, 11 générations se sont succédé pour proposer une gamme de services et un portfolio de produits aussi éclectiques que complémentaires et cohérents, s’articulant autour de trois piliers fondamentaux : craftsmanship, character, connection. Dans le cadre de cet anniversaire, CINOCO ouvrira ses portes les 27 et 28 septembre 2026, afin de marquer cet événement et partager son héritage avec ses partenaires et le public.
SAVOIR-FAIRE
La position unique que CINOCO occupe sur le marché s’explique d’abord par un savoir-faire qui remonte aux premières heures de la Maison, une distillerie créée à Schiedam à la fin du dix-septième siècle par un entrepreneur, Jan Lucasse Nolet, brugeois d’origine. Dès les balbutiements de l’entreprise, les aïeuls des dirigeants actuels sont au cœur du métier de producteur et de distributeur. Ils ne perdront jamais cette fibre.
Trois siècles à apprendre

Dix générations plus tard, Gilles Nolet de Brauwere, en tant que CEO, et son fils Léopold, Administrateur, tiennent solidement les rênes d’un groupe multigénérationnel aux racines profondes. Léopold se consacre plus spécifiquement au sourcing de spiritueux et à la gestion de l’équipe en charge des vins et des bulles.
Aidé de son frère Ivan, CEO de la distillerie de Beukelaer et accompagné de ses neveux, Carl- Ivan à la distillerie , Élixir d’Anvers, et Guillaume aux commandes de la société Magnus, rachetée il y a deux ans, Gilles sait que la onzième génération, la “Novgen” comme il l’appelle, se sent désormais prête à prendre la relève, tout en préservant le caractère familial du groupe. Au cours de ses trois siècles d’existence, l’entreprise s’est attachée à approfondir ses connaissances, d’abord dans la production, puis dans la sélection, l’importation et la distribution à l’ensemble du secteur: cavistes, horeca, retail, ainsi qu’aux entreprises et particuliers. Trois maîtres-mots ont accompagné cette soif d’apprendre qui ne s’est jamais tarie : le temps, l’expérience et le respect.
Une résilience à toute épreuve
Au-delà du respect du produit, la loyauté intransigeante aux valeurs fondamentales de la famille a traversé les onze générations qui se sont succédé. Quitte à se mettre dans une situation précaire, quitte à payer le prix de ses convictions et de sa loyauté, l’ADN du groupe se décrypte aussi à travers son histoire et ses moments les plus difficiles. Ainsi, patriotes inconditionnels, les membres de la famille à la tête de la Maison cessèrent toute activité au cours des deux guerres mondiales.
Les aïeuls des dirigeants actuels choisirent sans hésiter de défendre leur pays par les armes, pour repartir de zéro une fois la guerre terminée. Pour assurer son avenir, le groupe n’hésita pas non plus, quand les circonstances l’exigèrent à la fin du vingtième siècle, avec l’avènement de multinationales dans le secteur et le développement de la grande distribution, à proposer la majorité de son actionnariat, pour la reconquérir une décennie plus tard. Entre – temps, cette prise de risque calculée lui permit de considérablement renforcer sa notoriété dans le secteur horeca. Gilles Nolet de Brauwere : « Telles certaines vignes de grande qualité, nos racines profondes et solidement ancrées nous ont permis de développer une résilience à toute épreuve ».
Partir pour mieux (re)venir
Pour acquérir de nouvelles compétences, les cadres n’hésitent pas à s’ouvrir à d’autres environnements avant de rejoindre CINOCO. Ainsi,Gilles développe son expérience au sein de D’Ieteren, puis se spécialise dans les fusions et acquisitions à l’international, avant d’intégrer l’entreprise familiale en 2004. Un parcours qui lui sera précieux au moment de reprendre la direction de l’entreprise.
Son fils Léopold commence sa carrière en consultance, puis dans la grande distribution en Belgique et dans la stratégie en Asie. Il y approfondit sa connaissance des marchés, des nouvelles technologies et de la gestion d’équipes, des compétences qu’il met au service du groupe depuis son intégration en 2021. Aujourd’hui, père et fils sont conscients du poids d’un héritage séculaire et riche d’histoire et rebondissements. Léopold Nolet de Brauwere « Il faut garder ses valeurs tout en étant capable de les adapter aux changements qui s’imposent. L’héritage n’est nullemment un frein au développement ».
Le pacte des actionnaires

Enfin, le savoir-faire s’applique également à la manière de gérer un actionnariat principalement familial, avec tous les enjeux que cela comporte. Chez CINOCO, il est gravé dans le marbre, à travers le pacte des actionnaires, qui impose des règles strictes à ses signataires, comme l’obtention d’un diplôme, la maîtrise de plusieurs langues avec 5 à 10 ans d’expérience, et avoir un profil correspondant à une véritable fonction, qui apporte ainsi une réelle valeur ajoutée à la société.
La mise en place d’un Comité de Direction permet en parallèle de considérablement professionnaliser la structure. Gilles Nolet de Brauwere « On est jamais propriétaire d’une société multigénérationnelle. Nous en sommes les gérants ayant à cœur de pérenniser un savoir-faire et transmettre un magnifique fleuron aux prochaines générations ».
Un vivier de compétences

Bien au-delà de l’actionnariat toutefois, la politique de recrutement s’inspire également de l’idée de « craftsmanship » et se traduit dans son organigramme et la composition de ses équipes. A titre d’exemple, Thierry Cowez, Œnologue et Sourcing Manager chez CINOCO, en place depuis 2023, a renforcé les atouts du groupe par son savoir-faire incontestable. Titulaire du Master d’Ingénieur Industriel, spécialisé en biochimie, président actuel de l’Unions des œnologues de Belgique, avec des connaissances approfondies dans le domaine du brassage (y compris des produits non alcoolisés) Thierry forme aujourd’hui à plus d’un titre une valeur sûre de l’équipe.
À marques uniques, offre unique
Le temps consacré à bâtir un savoir-faire solide et à réunir de nombreux métiers sous un même toit permet aujourd’hui à CINOCO de proposer un véritable service “one-stop shop”, un atout décisif dans un marché en constante évolution. Ce modèle repose sur l’intégration d’une vingtaine de sociétés existantes encore au siècle passé, parmi lesquelles Palais du Vin, et Magnus. Autrefois indépendantes, ces entités forment désormais un ensemble cohérent, structuré autour d’une approche multicanale. Cette intégration s’est concrétisée à travers l’infrastructure dont le groupe dispose aujourd’hui à Nivelles.
CARACTERE
La notion de caractère, de personnalité forte, se ressent immédiatement à travers le portefeuille de marques. Des sociétés familiales, actives dans le vin comme dans les spiritueux, avec un ancrage artisanal, ont façonné CINOCO. Elles partagent un même état d’esprit, visible dans un catalogue unique. Des marques fortes et authentiques, sélectionnées pour leur identité, leur histoire et leur capacité à se démarquer. Chaque référence traduit une exigence claire, un héritage solide et l’expression d’un caractère affirmé.
Bollinger, une histoire singulière
La marque iconique de champagne, véritable porte-drapeau de CINOCO, reflète particulièrement bien cette approche unique. Elle entre dans l’actionnariat CINOCO au début des années soixante, alors que le groupe amorce une croissance forte, pour ne plus jamais le quitter. L’idée se révèle aussi géniale que pertinente : proposer à des marques partageant la même fibre, d’entrer dans le capital et permettre ainsi au groupe de sortir de l’actionnariat purement familial. C’est ce même état d’esprit qui anime aujourd’hui Léopold dans la composition de l’assortiment. Léopold Nolet de Brauwere :
« Le principe est simple et complexe à la fois : dénicher des sociétés qui se démarquent encore par un aspect artisan et le souci de faire de beaux produits ».

Fidélité
Ce qui distingue les marques du portefeuille, c’est leur fidélité à CINOCO, souvent transmise de génération en génération. Parmi les plus anciennes collaborations figurent outre Bollinger, Gonzalez Byass, Louis Jadot, Taylor’s, Bunnahabhain, Angostura, Tio Pepe, Frescobaldi, et Mont-Redon ainsi que des grands vins de Bordeaux tels que Château Cheval Blanc, Palmer et Margaux. Des rhums et whiskies de référence. Des liqueurs mythiques comme Chartreuse, déjà présentes aux côtés de Margaux dans les listes de prix du XIXe siècle. Ce socle historique renforce l’attractivité du portefeuille. Il attire aujourd’hui encore de nouvelles maisons familiales. Glenfarclas en est l’exemple le plus récent. La distillerie a rejoint CINOCO en février 2026.
Éclectisme
Chaque produit porte une histoire singulière et une valeur propre. La force du groupe réside aussi dans la diversité de son portefeuille. CINOCO s’est forgé une réputation solide dans les vins américains, avec une sélection pointue de Maisons à forte identité. L’offre couvre un large éventail de vins et spiritueux issus d’origines variées. Tous sont acheminés à Nivelles, puis distribués via des canaux complémentaires, adaptés à chaque marque et à chaque marché. Gilles Nolet de Brauwere « Au début des années soixante, nous n’étions même pas dans le top 100 en Belgique. Aujourd’hui nous en sommes un des leaders incontestés. Je ne connais aucune entreprise au monde qui ait un portefeuille comme le nôtre. C’est totalement unique ».
CONNECTION
Gilles Nolet de Brauwere « Avec les cavistes en particulier, il n’est pas rare que nos relations remontent à trois ou quatre décennies, voire plus ». Ici aussi, CINOCO revêt un caractère unique grâce à sa capacité à achalander l’horeca comme la grande distribution, le caviste comme le particulier. Cette aptitude à combiner plusieurs métiers en une seule entité est le résultat de nombreuses décennies de relations professionnelles et personnelles, fortes, fidèles et sincères, qui ont permis au groupe d’établir des connexions pérennes avec l’ensemble du secteur. Gilles Nolet de Brauwere « Nous sélectionnons des produits dont nous savons qu’ils créeront à leur tour une connexion autour de la table, à travers la confiance que les consommateurs leur accordent et le plaisir que ces produits leur procurent. » .
Relié à la réalité
Le terme de connexion se comprend également dans la mesure où une entreprise est à l’écoute des clients et consommateurs finaux. Trois tendances fortes se dégagent aujourd’hui. La première se reflète dans la croissance de la demande de vins éthiques et biologiques qui s’inscrivent dans une démarche durable. Elle s’accompagne d’une deuxième évolution, qui accentue l’importance de la localisation, le terroir de chaque produit.
Sans négliger son offre hors-Europe, CINOCO s’est fortement réorienté sur des marchés proches, avec une mise à jour importante de ses vins italiens, la découverte de nouvelles pépites grecques, mais aussi slovènes, portugaises ou encore bulgares sans oublier bien sûrs les belges. La troisième enfin, se concrétise à travers l’essor du marché des vins et spiritueux non-alcoolisés, une gamme dont CINOCO a rapidement perçu la nécessité de la représenter de manière substantielle dans son catalogue. Léopold Nolet de Brauwere : « Rester connecté implique de pouvoir s’adapter au changement, avec flair et flexibilité ».
Connexion physique et technologique

Sur le site de Nivelles, l’idée de connexion revêt un caractère physique et tangible. Il s’agit de favoriser l’interactivité entre toutes les unités du groupe, et le bâtiment a été conçu en ce sens. Les équipes opèrent toutes sur un même plateau et les espaces favorisent considérablement l’interaction.
Si elle est avant tout affaire de relations humaines, l’idée de connexion prend également tout son sens dans la logistique et la technologie, avec entre autres un système ERP ultraperformant, mis en place dans les nouveaux bâtiments. Tout est prévu pour favoriser une activité fluide, des temps de livraison raccourcis et une accessibilité accrue pour les dizaines de véhicules qui s’approvisionnent quotidiennement sur le site.
Enfin, et Gilles insiste sur ce point, il faut pouvoir regarder au-delà de ses propres intérêts et prendre ses responsabilités pour défendre ceux du secteur tout entier, comme Gilles a l’occasion de le faire comme administrateur de la fédération belge Vinum et Spiritus dont il fut également le président.


