Après douze mois de parcours guidé par AKT – CCI LVN, plusieurs entreprises viennent de confirmer leur réussite en complétant leur première année de certification en entrepreneuriat durable. Ces acteurs engagés livrent leur expérience, entre défis et réussites, et montrent la voie vers un modèle plus responsable et pérenne. Aujourd’hui, rencontre avec Lounis Azibi, responsable développement durable chez Eloy, une entreprise familiale active dans la construction et le traitement des eaux.
Qu’est-ce qui a changé avec la certification ?
« Nous avions déjà une stratégie bien en place, la certification n’a pas changé notre cap, mais elle l’a consolidé . Elle apporte du crédit à nos actions internes, tout en instaurant un rythme. On s’est engagés sur 10 actions, on veut les tenir. Ça nous pousse à maintenir le cap, à structurer nos efforts et à respecter les échéances. En somme, la certification agit comme un cadre exigeant mais utile, qui crédibilise l’engagement et renforce la mobilisation interne. Elle formalise aussi nos ambitions : on ne fait pas les choses “en plus”, on les intègre dans notre trajectoire stratégique. »
Quel était le principal enjeu ?
« Pour être honnête, on s’est demandé au départ ce que la certification pouvait vraiment nous apporter. Notre stratégie était déjà en cours. Mais on a compris que la valeur ajoutée se jouerait à moyen et long terme. L’enjeu principal ? Se challenger continuellement. Car pour Eloy, l’intérêt n’est pas de valider ce qui fonctionne déjà, mais d’utiliser la certification pour préparer la suite, au-delà des premières années. La reconnaissance est importante, mais elle n’a de sens que si elle nous oblige à réfléchir plus loin : que fera-t-on après 2027 ? Comment repenser notre business model ? La certification devient ainsi un levier d’amélioration continue, pensé dans la durée. »
Après 1 an, quel est le projet phare ?
« Le projet qui illustre le mieux notre ambition, c’est celui du report multimodal des cuves vers la France. Aujourd’hui, toutes nos cuves de traitement de l’eau sont livrées par camion. C’est 10 % de notre bilan carbone total. Avec ce projet, on étudie la faisabilité de livraisons par rail ou bateau, et les résultats sont très prometteurs. Initié via le travail de fin d’études d’un collaborateur, le projet a pris forme. Tous les feux sont au vert. On pourrait réduire de 5 % nos émissions de CO₂ en modifiant notre logistique. Ce serait un changement majeur, à la fois environnemental et structurel. Le pilote est prévu pour l’année 2, avec un objectif : convaincre les distributeurs et amorcer un changement d’échelle. »

