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Deux employés belges sur trois sont plus productifs le matin

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Une majorité d’employés belges disent atteindre leur pic de productivité le matin. (Photo : IA)

Près de deux employés belges sur trois (63%) atteignent leur pic de productivité avant midi, selon une enquête menée pour Protime*. Pourtant, les horaires de travail ne correspondent pas toujours au rythme des salariés : 49% estiment ne pas être faits pour travailler chaque jour de 9h à 17h. Si 65% souhaiteraient pouvoir déterminer eux-mêmes leurs heures de travail, seuls 45% disposent actuellement de cette autonomie, un décalage qui interpelle les employeurs sur l’organisation du travail.

Le traditionnel horaire de 9h à 17h ne correspond pas nécessairement au rythme auquel les travailleurs se sentent les plus performants. Près de la moitié des employés interrogés (49%) estiment ainsi que leur corps et leur esprit ne sont pas faits pour travailler quotidiennement selon cet horaire classique, ressort-il d’une enquête réalisée par iVOX pour Protime, spécialiste de l’enregistrement du temps.

Dans le détail, 18,3% des répondants déclarent être les plus productifs entre 6h et 9h et 44,7% entre 9h et midi. Au total, près de deux travailleurs sur trois (63%) situent donc leur pic de productivité avant midi.

À l’inverse, le début d’après-midi apparaît comme une période moins favorable. Seuls 8,9% des employés disent atteindre leur meilleur niveau entre midi et 15h. Ils sont 9,9% à privilégier la tranche de 15h à 18h, 6,5% la soirée et 3,1% la nuit. Enfin, 5,3% considèrent leur productivité comme constante tout au long de la journée.

Le creux du début d’après-midi varie également selon le profil des répondants. Seules 7% des femmes considèrent cette période comme la plus productive, contre 11% des hommes. L’âge fait lui aussi apparaître des différences: 13% des moins de 35 ans disent être particulièrement productifs en début d’après-midi, contre 7% des 35-54 ans et 4% des plus de 55 ans.

Un décalage entre autonomie souhaitée et réalité

Aujourd’hui, 45% des employés interrogés peuvent organiser eux-mêmes leurs horaires de travail, indépendamment de leur supérieur ou de leurs collègues. Cette proportion atteint 52% chez les hommes, contre 39% chez les femmes.

Les jeunes travailleurs disposent également davantage de cette latitude: près de la moitié des moins de 35 ans peuvent organiser eux-mêmes leurs horaires, contre 44% des 35-54 ans et 39% des plus de 55 ans.

La demande est cependant plus importante que l’autonomie effectivement accordée. Près de deux employés sur trois (65%) souhaiteraient pouvoir déterminer eux-mêmes leurs heures de travail.

« Que l’on soit du matin ou du soir n’a au fond guère d’importance. L’essentiel est de disposer de suffisamment d’autonomie pour organiser son temps de travail », estime Florent Bovicelli, porte-parole de Protime. Selon lui, les systèmes d’enregistrement du temps peuvent accompagner cette flexibilité en permettant aux salariés de conserver une vue claire sur leurs prestations.

Adapter aussi les tâches aux périodes de productivité

L’autonomie ne concerne pas uniquement les heures de début et de fin de journée. Plus de la moitié des employés (52%) déclarent déjà planifier certaines tâches en fonction des moments où ils se sentent les plus productifs et créatifs. Cette pratique concerne 56% des femmes et 49% des hommes.

Pour Lode Godderis, professeur de médecine du travail à la KU Leuven, le débat sur le temps de travail devrait dès lors intégrer non seulement le nombre d’heures prestées, mais également le moment où elles le sont.

« Si nous donnons aux travailleurs davantage de latitude pour planifier les tâches importantes aux moments où ils sont mentalement au meilleur de leur forme, tout le monde y gagne, employés comme employeurs », souligne-t-il.

Il invite ainsi les entreprises à ne plus organiser le travail uniquement autour de la présence, mais aussi en fonction de l’énergie et des performances des collaborateurs. Selon lui, une autonomie accrue peut contribuer à la productivité, au bien-être et à la capacité des salariés à rester professionnellement actifs sur le long terme.

Pour les employeurs, ces résultats alimentent ainsi la réflexion sur l’organisation des horaires et des tâches, dans un contexte où les attentes de flexibilité exprimées par les travailleurs dépassent encore les possibilités dont ils disposent actuellement.

*L’enquête en ligne a été réalisée par iVOX pour le compte de Protime entre le 28 janvier et le 9 février 2026 auprès de 1.000 employés belges francophones. L’échantillon est représentatif en termes de genre, d’âge et de diplôme, selon Protime. La marge d’erreur maximale annoncée est de 3,02%.

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Publication par communiqué de presse.
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