Six mois après l’entrée en vigueur de l’e-facturation obligatoire pour le segment B2B, la transition semble s’être déroulée sans heurts. Selon une enquête menée pour le compte du spécialiste de l’e-facturation Billit, pas moins de huit répondants sur dix (82 %) sont satisfaits de l’obligation. En outre, près des trois quarts (74 %) voient l’e-facturation comme une avancée majeure.
La tranquillité d’esprit (89 %) et l’efficacité administrative (69 %) se distinguent comme les principaux atouts. Ils gagnent de plus une heure par semaine en moyenne sur les tâches administratives.
Si l’e-facturation obligatoire suscitait encore une certaine réticence l’année dernière, avec un quart (23 %) des indépendants envisageant de cesser leur activité, les entrepreneurs et décideurs financiers belges sont désormais majoritairement satisfaits du changement. Pour près de trois quarts (74 %) des répondants, la transition a été plus facile que prévu. Seuls 6 % ont rencontré des difficultés.
Efficacité
Aujourd’hui, huit entreprises sur 10 (79 %) ont pleinement confiance en l’e-facturation. Plus de huit sur dix (82 %) estiment désormais que l’obligation est une bonne chose. L’entrepreneur belge ne perçoit plus l’e-facturation comme une corvée imposée par l’administration publique, mais comme une optimisation stratégique des activités de son entreprise.
L’organisation structurée et centralisée est l’un des principaux atouts : 78 % estiment que la gestion des factures, des reçus et des documents est simplifiée grâce à la centralisation des fichiers, tandis que 69 % font état d’une administration indéniablement plus structurée depuis l’e-facturation.
La facturation numérique a en outre un effet positif direct sur la santé financière et la trésorerie des entreprises : 62 % des répondants envoient leurs factures plus rapidement depuis l’application de l’e-facturation et 66 % déclarent suivre les retards de paiement des clients de manière plus proactive et plus rigoureuse.
Par ailleurs, 60 % réalisent une économie de temps directe grâce à la plateforme d’e-facturation. Parmi eux, 31,5 % gagnent jusqu’à une heure par semaine, 19,3 % gagnent entre une et trois heures et une part significative gagne même plus de trois heures (6,8 %), voire jusqu’à une journée de travail complète (2,8 %) par semaine.
Enfin, en dépit du taux de satisfaction élevé, le point noir reste la cybersécurité. En effet, 59 % des répondants se disent préoccupés par la confidentialité et la protection des données sur les plateformes d’e-facturation.

