Wallonie picarde

Wapict : 15 ans et toujours en évolution

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De la photographie à l’accompagnement global des entreprises en communication, Wapict a profondément élargi son champ d’action en 15 ans. Installée à Kain, l’entreprise emploie aujourd’hui six équivalents temps plein et accompagne aussi bien des entrepreneurs que des particuliers. Avec la Wapict Academy et, plus récemment, Wapict Consulting, son ambition est désormais claire : aider les entreprises à devenir plus autonomes dans leur communication. Rencontre avec son CEO, Sébastien Poliart.

Wapict fête cette année ses 15 ans. Quel regard portez-vous sur le chemin parcouru ?

Sébastien Poliart : À l’origine, notre métier était essentiellement centré sur la photographie. Mais Wapict a toujours évolué et cherché à développer de nouvelles activités. Aujourd’hui, nous sommes arrivés à une certaine stabilité, avec six équivalents temps plein.

Nous travaillons notamment avec les entrepreneurs : nous accompagnons environ 250 chefs d’entreprise. Mais nous conservons également une activité importante auprès des particuliers. Nous réalisons également les photos scolaires de quelque 22.000 enfants chaque année, principalement en Wallonie picarde, mais aussi à Mons et à Uccle.

Au fil du temps, nous avons intégré de nouveaux métiers : la vidéo, le graphisme, les catalogues, les salons professionnels… Aujourd’hui, nous réalisons quasiment tout en interne, à l’exception de l’impression. Cela nous permet de maîtriser davantage la qualité, les délais et l’ensemble de la chaîne de production, tout en limitant fortement la sous-traitance.

Votre développement passe aussi par la transmission de compétences. C’est notamment le rôle de la Wapict Academy ?

Exactement. Nous avons lancé la Wapict Academy il y a environ un an et demi, notamment grâce à AKT CCI Wapi. Aujourd’hui, trois groupes de huit personnes se réunissent chaque mois.

La particularité est que ces groupes sont multisectoriels et que les participants ne se connaissent pas nécessairement au départ. Cela crée beaucoup d’échanges et permet de confronter des problématiques très différentes.

Nous abordons des sujets très concrets : CapCut, la photographie avec un smartphone, LinkedIn, Canva, les stories, l’automatisation ou encore l’analyse des statistiques. L’idée est de partir des problèmes que rencontrent réellement les dirigeants et de leur apporter une réponse directement applicable.

À ce jour, nous avons accompagné environ 50 entreprises dans le cadre de la Wapict Academy. Et l’accompagnement ne s’arrête pas à la formation : les participants restent en contact via WhatsApp et peuvent continuer à poser leurs questions lorsqu’ils rencontrent une difficulté.

Cette volonté d’accompagner les entreprises est également à l’origine de Wapict Consulting.

Oui. Là encore, nous sommes partis des demandes de nos clients. Nous nous sommes rendu compte que certaines entreprises avaient besoin d’un accompagnement régulier en communication, sans pour autant avoir les moyens ou la nécessité d’engager une personne à temps plein.

Notre ambition est donc de devenir, en quelque sorte, leur responsable communication externalisé. Une entreprise peut faire appel à un comptable externe ou à un prestataire IT ; pourquoi ne pourrait-elle pas avoir le même type d’accompagnement pour sa communication ?

Mais il y a une nuance importante : nous ne voulons pas nécessairement faire les choses à leur place. Nous voulons leur apprendre à les faire.

Concrètement, à quoi ressemble cet accompagnement ?

Nous pouvons commencer par un véritable « scanning » de la communication de l’entreprise. Est-ce que la façade est suffisamment visible ? Est-ce qu’un prospect comprend immédiatement un flyer ? Est-ce que le site internet est clair ? Les réseaux sociaux sont-ils suffisamment humains ?

Nous pouvons aussi accompagner une entreprise sur un salon professionnel, lui apprendre à réaliser des stories ou des Reels, à publier sur les réseaux sociaux ou encore à utiliser certains outils.

Les besoins sont très variés parce que les entreprises nous arrivent avec des problématiques très concrètes. Notre objectif est de leur donner les clés pour qu’elles puissent ensuite devenir autonomes.

Dans un secteur qui évolue aussi rapidement, comment restez-vous à la page ?

C’est une nécessité. Chaque jour, nous consacrons une demi-heure à l’actualité et aux évolutions de notre secteur. Nous faisons également un débrief quotidien sur les sujets importants du moment.

L’intelligence artificielle fait évidemment partie de cette évolution. Nous avons déjà automatisé certaines tâches. Tous les matins, l’IA peut par exemple générer des contenus sur des sujets ciblés et proposer un visuel en respectant certains éléments de notre identité, comme le logo.

Mais l’humain reste indispensable : nous vérifions systématiquement les contenus avant leur publication. L’IA est un outil qui nous fait gagner du temps, pas un remplacement de notre expertise.

Après 15 ans, quelles sont les valeurs qui restent au cœur de Wapict ?

Nous avons toujours voulu conserver un fonctionnement très familial, aussi bien au sein de l’équipe que dans notre relation avec nos clients.

Notre volonté est de faire un maximum pour eux, mais aussi de rester constamment à la page. Dans un secteur qui évolue aussi vite, il faut être capable de se remettre en question et de faire évoluer son offre.

Pour rester indispensable, il faut rester évolutif.

Nos clients viennent nous voir parce qu’ils cherchent des solutions. Prenons l’exemple de la vidéo : aujourd’hui, n’importe qui peut utiliser CapCut et réaliser techniquement un montage. Mais cela ne signifie pas nécessairement qu’il sait quoi raconter, comment le raconter ou comment créer un contenu pertinent.

C’est précisément là que Wapict Consulting peut apporter de la valeur : en aidant l’entreprise à structurer son message et à développer sa créativité.

Quel conseil donneriez-vous à une entreprise qui souhaite améliorer sa communication ?

Le premier conseil est simple : ce n’est pas parce qu’il ne se passe rien qu’il ne faut pas communiquer.

Une entreprise qui ferme trois semaines pendant les vacances et décide de ne rien publier pendant cette période commet, selon moi, une erreur. Une page qui reste vide donne l’impression que l’entreprise n’est plus active.

Il faut continuer à communiquer, même lorsque l’actualité est moins riche. Il existe toujours une manière de montrer ce que l’entreprise fait, ses équipes, ses valeurs, ses réalisations ou simplement son quotidien.

Aujourd’hui, Wapict gère environ 40 pages Facebook chaque semaine. Nous comptons nous-mêmes environ 13.000 abonnés sur Facebook et 2.000 sur Instagram.

Notre métier a changé en 15 ans, et il continuera à changer. C’est justement ce qui rend cette activité passionnante : il faut constamment apprendre, tester et évoluer avec les entreprises que nous accompagnons.

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